Amélie Mauresmo : «Je trouve cette première semaine surprenante et intéressante»

Amélie Mauresmo : «Je trouve cette première semaine surprenante et intéressante»

1 juin 2026 Non Par SoTennis

Amélie Mauresmo, directrice de Roland-Garros, a tenu lundi matin un point presse afin de dresser un bilan de la première semaine du Grand Chelem parisien.

À propos des conditions de jeu

« L’indice qui décide de l’interruption des matches est commun aux quatre Grands Chelems, Roland-Garros ne peut pas prendre la décision seul de son côté. Faut-il le modifier ? Je ne sais pas. J’imagine qu’il a été décidé en s’appuyant sur des avis médicaux qui vont dans le sens de la protection des joueurs. En tout cas, nous nous sommes appuyés sur cet indice pour ne pas modifier les horaires des matches. Globalement, nous avions encore 1,5, voire 2 points de marge avant d’atteindre la première limite qui impose des pauses supplémentaires à la fin des sets.
Je n’ai pas souvenir d’avoir vu autant de journées à plus de 30 °C dans l’histoire du tournoi. Les organismes des joueurs, comme ceux des spectateurs, ont été soumis à rude épreuve. Mais, franchement, pour avoir joué sur le circuit toute l’année, c’est loin de ce qu’on peut vivre en Australie ou aux États-Unis avec une chaleur qui est très humide. »

Concernant la programmation

« La programmation, ce ne sont que des choix difficiles. C’est toujours un petit casse-tête quotidien. Pour la programmation de samedi (jour où plusieurs joueurs dont Moïse Kouame et Diane Parry avaient demandé à jouer tôt pour voir la finale du PSG en Ligue des champions), je n’ai pas de regrets. C’est toujours difficile de prévoir la durée d’un match. On prend en compte différentes demandes, dont celles des joueurs. » 

Au sujet des surprises

« Je trouve cette première semaine surprenante et intéressante. Chez les hommes, nous allons avoir un nouveau vainqueur. Quand je regarde un Grand Chelem, c’est avec curiosité. Ici, l’an dernier, il n’y avait pas de surprises dans les affiches des finales. Cette année, ce sera différent. Chez les hommes, on voit une nouvelle génération qui est prête à prendre sa place dès qu’il y a une défaillance chez les favoris. » 

L’arbitrage

« La réflexion sur le Hawk-Eye est toujours ouverte, mais on a constaté sur les tournois sur terre battue qui précèdent Roland-Garros, que le système n’est pas fiable à 100 % sur cette surface. Les joueurs sont les premiers à le remarquer et ils n’ont fait aucune demande pour qu’on l’installe ici. De plus, je trouve important de continuer à avoir confiance en l’humain. Mais la discussion reste ouverte. »

E-A à Roland-Garros