Les coups d’éclat des Frenchies sur le Rocher

Les coups d’éclat des Frenchies sur le Rocher

7 avril 2019 0 Par SoTennis

Dans moins d’une semaine débute le premier grand rendez-vous de la saison sur terre battue à Monte-Carlo. Un tournoi où les Français ont, parfois, brillé. Focus sur les 5 perfs’ des Frenchies sur le Rocher.

1 Cédric Pioline (2000) : Le prince du Rocher

C’est à l’âge de 30 ans que Cédric Pioline remporte son plus beau titre sur terre battue. Après Larson, Novak, Dosedel, Kucera et Alami, Pioline bat en finale le jeune Slovaque Dominik Hrbaty en trois sets ( 6-4 7-6 7-6), sous une pluie fine. Le combat est homérique à l’image du dernier point du match où les joueurs se renvoient la balle plus de vingt fois. C’est la première victoire en Masters Series (ndlr: ancienne appellation des Masters 1000) du Français et certains spécialistes voient en lui un de ces trentenaires capables de soulever, un trophée en Grand Chelem. Ce titre en terre monégasque restera pourtant le cinquième et dernier titre de sa carrière.


2 Richard Gasquet (2005) : “Richie” sort Federer

La varicelle du début de saison n’est qu’un lointain souvenir. Le Frenchie, 101e mondial donne du fil à retordre au n°1 mondial, en quarts de finale. Le Suisse chute en trois sets (6-7 6-2 7-6), saoulé de coups gagnants. « J’avais l’impression qu’il n’y avait rien à faire » précisera-t-il. À noter que c’est la première fois qu’un Français si jeune (18 ans et 10 mois) battait un numéro un mondial.


3 Jean-François Caujolle (1980) : Il corrige Connors

Pour sa première participation à Monte-Carlo, Jimmy Connors, 3e mondial, atteint les huitièmes, où il y affronte Jean-François Caujolle. Ce gaucher de 28 ans est particulièrement doué mais a un côté nonchalant. Le Marseillais expédie Jimbo 7-6 6-2. Il sera éliminé en quarts. Deux mois plus tard, à Roland-Garros, le Français aura une balle de match, mais cette fois l’Américain la sauvera et l’emportera en cinq sets avec le soutien du public.


4 Robert Haillet (1958, 1959):Le doublé

Depuis 1946 avec Pierre Pelizza, aucun Français n’avait remporté le titre, créé en 1897. Bien que le tournoi ait perdu de sa splendeur, le Français va par deux fois s’imposer en finale devant Drobny et Patty (5 titres du Grand Chelem à eux deux). C’est le Prince Rainier qui lui remet sa coupe, sous les yeux d’Henri Cochet.


5 Fabrice Santoro (1998) : Le magicien ridiculise Sampras

En 8es de finale, Fabrice Santoro humilie le n°2 mondial. Pas forcément à l’aise sur terre battue, l’Américain joue les bâches. 6-1, 6-1, c’est le score qu’inflige le magicien à Sampras. On l’incite alors à s’entraîner avec le Français (éliminé en quarts) en vue de Roland-Garros. Le Californien répond à propos de Santoro: « Il ne voudra pas jouer avec moi, ce ne serait pas un bon entraînement pour lui”.