Carlos Alcaraz : «J’essaie donc de rester loin de cette peur»

Carlos Alcaraz : «J’essaie donc de rester loin de cette peur»

28 août 2026 Non Par SoTennis

Éloigné des courts depuis plus de quatre mois, en raison d’une blessure au poignet droit, Carlos Alcaraz s’apprête à effectuer son retour à l’occasion de l’US Open, où il est le tenant du titre. Avant son entrée en lice lundi, l’Espagnol a évoqué vendredi, lors d’une conférence de presse, ces difficiles derniers mois.

Comment vous sentez-vous à quelques jours d’attaquer cet US Open, qui marque votre reprise de la compétition après quatre mois d’arrêt ? Y a-t-il de l’appréhension pour le poignet ?

J’avais besoin de venir ici, pour m’entraîner avec ces gars, pour retrouver l’esprit de compétition, et c’est vraiment un défi. Mais je me sens super bien et je pense justement que cette blessure m’a beaucoup aidé à comprendre que tout est dans ma tête. Je dois faire confiance à mon équipe, je dois faire confiance à ceux qui me disent que tout va bien se passer. Je dois donc simplement me donner à 100 %, et pour l’instant, je trouve que les entraînements que j’ai effectués se sont bien passés. J’essaie donc de rester loin de cette peur, et je joue normalement.

À quel point ces quatre derniers mois ont-ils été durs à vivre ?

Le premier mois a été assez difficile pour moi, parce que je ne pouvais rien faire avec mon bras droit. Ça a été dur. Mais en même temps, j’ai profité de ce temps. J’ai apprécié ces moments en famille, avec mes amis, à la maison. Mais dès que j’ai commencé à m’entraîner un peu, le fait de ne pas savoir quand j’allais pouvoir reprendre… ces pensées étaient vraiment difficiles à gérer, parce que je ne savais pas si j’allais être prêt pour Cincinnati, pour l’US Open, ou si j’allais rater toute la tournée américaine. Finalement, nous y sommes ! Mais, oui, je dirais que ces pensées envahissantes ont été la chose la plus difficile à gérer dans ce processus.

Avez-vous apporté des modifications techniques à votre jeu, pour éviter qu’une telle blessure ne se reproduise ?

Eh bien, non, pas du tout. Je continue à faire la même chose. Je n’ai rien changé à ma technique, ni à mes déplacements, ni à ma façon de jouer. Je voulais simplement avoir le sentiment d’être moi-même. Et je pense que c’est important. Si j’avais eu l’impression de devoir changer quelque chose pour venir ici, je ne serais pas là. Le plus important, pour moi, c’est de conserver mon identité. Vous savez, j’espère avoir une très longue carrière.

Comment avez-vous décidé que cet US Open était le bon moment pour être de retour ?

Ça n’a pas été une décision facile. J’ai simplement fait tout ce qu’il fallait pour être prêt. J’ai essayé de tout faire à la perfection, sur le court comme en dehors, pour me sentir prêt : des entraînements très longs, très intenses, juste pour voir comment mon poignet allait réagir pendant les entraînements et après ces journées très longues. On a vu que tout allait bien, et on a pensé que le moment était venu de faire mon retour.

Un mot au sujet de l’absence de Jannik Sinner, forfait ici à cause d’une blessure au genou ?

On ne se sera pas vus pendant, disons, six mois, voire sept mois. C’est donc une situation un peu bizarre, pour être honnête. Mais je lui souhaite tout simplement le meilleur. J’espère qu’il se remettra très bien et qu’on le reverra sur le court au meilleur de sa forme.

Rédaction
Photo US Open