Carlos Alcaraz: «Je vais m’en souvenir pendant longtemps»

Carlos Alcaraz: «Je vais m’en souvenir pendant longtemps»

6 novembre 2026 Non Par SoTennis

Après un début de match où il s’était senti nerveux, Carlos Alcaraz a dû sauver deux balles de match pour pleinement se libérer. Vendredi, l’Espagnol a battu en quarts de finale du Masters 1000 de Paris l’Américain Taylor Fritz en trois sets (6-7 [10], 7-5, 6-3) et disputera pour la première fois de sa carrière les demi-finales au Rolex Paris Masters.

« À 5-4 dans le premier set, je me suis senti nerveux. Je pense qu’il a commencé à jouer de manière plus solide, à mieux jouer du fond de court, a déclaré Carlos Alcaraz à la sortie du court central. J’avais juste eu un peu de mal à savoir comment jouer du fond, ce qui m’a rendu la tâche encore plus difficile. J’ai eu mes chances, mais je n’en ai pas profité au maximum, en prenant des décisions que je regrette, pour être honnête. Dans le deuxième set, j’ai eu un peu le même sentiment. Après ce jeu de 5-3, j’ai commencé à évacuer toute cette nervosité, à prendre du plaisir parce que j’ai réussi de superbes coups, de superbes points. J’ai commencé à sourire, à attirer l’énergie du public. J’ai essayé de l’utiliser en les divertissant un peu. Après cela, j’ai commencé à apprécier chaque seconde, chaque point. Je pense que c’était la clé aujourd’hui (vendredi). Est-ce que je me suis vu perdre à un moment donné ? Évidemment, je ne vais pas vous mentir. Avec plusieurs balles de match contre moi, face à un joueur qui retournait très bien, jouait très bien du fond. J’ai sauvé ces balles de match avec plusieurs passing-shots, des coups qui, à vrai dire, ont été impressionnants. C’était le moment de faire ce que j’avais à faire. Si je perdais, je perdais, mais au moins je ne voulais pas avoir le sentiment que j’aurais pu faire plus ou que j’aurais dû choisir l’option agressive, qui est ma façon de jouer. Les choses ont bien tourné, j’ai été présent, j’ai bien joué au tennis quand il le fallait et je suis vraiment content d’avoir réussi à renverser la situation à la fin. Probablement que ce match va être l’un des plus spéciaux que j’aie jamais joué. Je vais m’en souvenir pendant longtemps. Comme je l’ai dit, je devais comprendre ce qui s’était passé au début, pourquoi j’avais joué aussi nerveusement. Une fois de plus, j’ai réalisé que je devais simplement en profiter. En fin de compte, que je perde ou que je gagne, ce n’est qu’un jeu. Il s’agit d’entrer sur le court, de s’amuser, de jouer du mieux possible et de remercier le public. Je crois que sur le court, que je perde ou que je gagne, tout le monde est heureux. Je vais essayer de faire cela à chaque match. »

Rédaction
Photo ©Nicolas Gouhier / FFT