Venus Williams: «Mon espoir est de jouer le mieux possible»
17 janvier 2026Venus Williams, 45 ans, s’apprête à disputer son 22e Open d’Australie. L’Américaine, wild-card, affrontera au premier tour dimanche la Serbe Olga Danilovic (68e). Avant cela, l’ex-n°1 mondiale a, lors de la journée des médias de samedi, évoqué ses souvenirs et ses ambitions du moment.
Comment vous sentez-vous avant de disputer à 45 ans votre 22e Open d’Australie ?
Cela fait cinq ans que je n’étais pas revenue et je suis super reconnaissante de l’opportunité que m’a offerte Tennis Australie en m’invitant à jouer devant les fans. J’ai reçu tellement de soutien ces jours-ci, même juste en me promenant en ville. Mon espoir est de jouer le mieux possible.
Vous n’étiez pas revenue ici depuis 2021. Que pensez-vous des changements ?
Au stade je ne retrouve pas mon chemin (rire). Je me suis trompée plein de fois et j’ai dû faire demi-tour, mais c’est génial de voir cette extension, et autant d’investissement dans le tennis.
L’endroit vous plaît toujours ?
Ici, c’est le meilleur endroit sur terre pour jouer au tennis. J’ai de fantastiques souvenirs ici (elle a atteint deux fois la finale, en 2003 et en 2017), et j’aime les défis, je suis prête à le relever.
Vous disputez très peu de tournois, quel est votre rythme d’entraînement, votre façon de vous préparer ?
Je me suis entraînée non-stop ces trois derniers mois. Par moments j’ai quand même dû m’arrêter quelques jours ou une semaine par-ci par-là parce que j’étais très occupée, mais la plupart du temps j’ai pu bosser et me remettre dans le rythme. À ce moment de ma carrière, je dois être indulgente envers moi-même, car je fais beaucoup de choses bien, mais, vous savez, je manque de matches.
Si vous repensez à la Venus de 17 ans qui jouait son premier Open d’Australie en 1998, quelles différences voyez-vous ?
Je suis la même personne. J’avais vraiment les idées claires. C’est toujours le cas aujourd’hui. C’était une période merveilleuse, car il y avait tant de choses que je ne savais pas, mais c’est formidable de ne pas savoir, car cela permet de repartir de zéro. J’avais tant à apprendre, et j’ai appris. C’est ça, le sport : on continue à se présenter sur la ligne de départ, et même s’il n’y a rien à prouver, tout est juste question d’attitude et d’efforts. Contrôler cette partie-là, c’est vraiment ça, la victoire.
Propos recueillis par E-A








