Novak Djokovic: «J’ai plus d’énergie après ces trois matchs que je n’en avais à Paris»

Novak Djokovic: «J’ai plus d’énergie après ces trois matchs que je n’en avais à Paris»

3 juillet 2026 Non Par SoTennis

Novak Djokovic s’est qualifié pour huitièmes de finale de Wimbledon. Vendredi, sur le centre court, le Serbe a battu Arthur Rinderknech en quatre sets (7-5, 6-4, 1-6, 7-6 [4]) et a enregistré sa 105e victoire dans le Grand Chelem londonien.

Un jeu décisif impeccable. Comment avez-vous fait pour vous reconcentrer ?

Dans un jeu décisif, évidemment, chaque point compte. On se concentre donc encore davantage sur chaque échange, en cherchant à réaliser un mini-break. C’était vraiment difficile de retourner le service d’Arthur aujourd’hui, car il visait ses zones avec une grande précision, surtout dans les troisième et quatrième sets. Il ne me donnait pas de rythme et variait les vitesses. Mais dans le tie-break, j’ai retrouvé une excellente qualité de service, ce qui m’a beaucoup aidé. J’ai ensuite joué quelques bons points pour réussir deux mini-breaks et conclure le match. L’essentiel est de se concentrer sur le moment présent et sur ce que l’on peut contrôler. Mais oui, il y avait beaucoup de tension et de nervosité sur le court. C’était difficile de jouer. J’étais bien conscient du défi qu’Arthur représentait pour moi aujourd’hui (vendredi). C’est peut-être pour cela que je ne me sentais pas très fluide dans mon jeu. Le match manquait de fluidité, contrairement à celui contre Tsitsipas, car c’était la première fois que j’affrontais Arthur. Je l’avais vu jouer et je savais qu’il était en forme. Je pense que cela m’a rendu un peu plus crispé durant la rencontre.
Il a bien joué. J’ai trouvé qu’il a tout fait pour me sortir de ma zone de confort. C’était un match difficile, mais je suis très soulagé de m’en être sorti en quatre sets.

Vous avez toujours très bien utilisé le slice en revers sur gazon. La facilité avec laquelle vous parvenez à le rendre efficace a-t-elle évolué au fil des ans, compte tenu des caractéristiques du gazon et de l’évolution technologique ?

En termes de technologie, dans quel sens ?

Avec des coups en bout de course, des passing-shots, ce genre de choses…

Je ne sais pas trop. En réalité, j’ai eu pas mal de discussions avec des joueurs et leurs entraîneurs au cours des douze derniers mois, lors de différents tournois, au sujet des balles. Nous étions tous d’accord pour dire que quelque chose a changé depuis le COVID. Il y a eu un changement au niveau de la production, dans les usines chinoises qui fabriquent les balles pour pratiquement tous les grands équipementiers présents sur le circuit. Cela ne fait aucun doute.
Il y a un matériau ou un élément qui a changé et qui affecte la façon dont la balle réagit aujourd’hui. Les balles que nous utilisons sur le circuit, y compris en Grand Chelem, sont plus lentes. Elles sont nettement plus lentes en moyenne par rapport à ce qu’elles étaient il y a dix ou quinze ans, ce qui signifie peut-être que le slice ne reste pas aussi bas qu’auparavant. Cela reste efficace, bien sûr, car nous sommes sur gazon. Évidemment, la qualité de la surface se dégrade chaque jour à mesure que l’on y joue. Il y a beaucoup de faux rebonds. Si vous êtes capable de jouer des balles coupées courtes, des slices courts ou ce genre de coups, c’est une excellente option tactique. Si ce n’est pas quelque chose de très naturel pour vous, il n’est pas facile de s’imposer ce type de jeu. C’est pourtant une variété de coups essentielle à posséder sur gazon, cela ne fait aucun doute.

Vous vous tapiez sur la cuisse lors d’un changement de côté et aviez un bandage à l’épaule. Je voulais savoir dans quel état de forme vous vous trouvez ?

Rien de bien grave. J’essaie juste, je suppose, de réveiller mes muscles. Parfois, pour une raison ou une autre, ils se mettent au ralenti. J’essaie de remonter le moral, de booster mon énergie. Les méthodes varient pour me redonner de l’élan, selon les moments. Mais bon, rien de grave, honnêtement. Mon corps va bien pour l’instant.

C’était un match très divertissant à regarder aujourd’hui. Vous avez salué le public et envoyé un baiser vers le ciel. Est-ce que cela a toujours été important pour vous de divertir la foule, d’ajouter une dimension théâtrale au match ?

Eh bien, nous évoluons aussi dans le monde du spectacle. Au bout du compte, on cherche à offrir de la qualité aux gens qui ont payé leur billet pour venir nous voir jouer au tennis. Pour ma part, en tout cas, j’ai toujours cherché à interagir d’une manière ou d’une autre avec le public. Au fil de ma carrière, j’ai eu de nombreux échanges avec les spectateurs, qu’ils soient positifs ou négatifs. Parfois, on joue des matchs où l’on essaie simplement de faire abstraction de tout et de tout le monde, sans vraiment prêter attention à ce qui se passe autour. Mais si l’on assiste à une demande en mariage, par exemple, je trouve que c’est un beau moment pour dire quelques mots. Ils s’en souviendront longtemps. C’est ce qui s’est passé, je crois, lors de l’un de mes premiers ou deuxièmes matchs. Oui, enfin, on est seul sur le court, donc il faut gérer et maîtriser une multitude d’émotions. Parfois, c’est vraiment difficile de tout garder pour soi. Certains sont plus expressifs que d’autres, j’imagine.

À Roland-Garros, vous avez évoqué la nécessité de faire des économies d’énergie. Comment vous sentez-vous ici ? Quel est votre état d’énergie actuel par rapport à cette époque ? Novak Djokovic s’est qualifié pour huitièmes de finale de Wimbledon. Vendredi, sur le centre court, le Serbe a battu Arthur Rinderknech en quatre sets (7-5, 6-4, 1-6, 7-6 [4]) et a enregistré sa 105e victoire dans le Grand Chelem londonien.

Un jeu décisif impeccable. Comment avez-vous fait pour vous reconcentrer ?

Dans un jeu décisif, évidemment, chaque point compte. On se concentre donc encore davantage sur chaque échange, en cherchant à réaliser un mini-break. C’était vraiment difficile de retourner le service d’Arthur aujourd’hui, car il visait ses zones avec une grande précision, surtout dans les troisième et quatrième sets. Il ne me donnait pas de rythme et variait les vitesses. Mais dans le tie-break, j’ai retrouvé une excellente qualité de service, ce qui m’a beaucoup aidé. J’ai ensuite joué quelques bons points pour réussir deux mini-breaks et conclure le match. L’essentiel est de se concentrer sur le moment présent et sur ce que l’on peut contrôler. Mais oui, il y avait beaucoup de tension et de nervosité sur le court. C’était difficile de jouer. J’étais bien conscient du défi qu’Arthur représentait pour moi aujourd’hui (vendredi). C’est peut-être pour cela que je ne me sentais pas très fluide dans mon jeu. Le match manquait de fluidité, contrairement à celui contre Tsitsipas, car c’était la première fois que j’affrontais Arthur. Je l’avais vu jouer et je savais qu’il était en forme. Je pense que cela m’a rendu un peu plus crispé durant la rencontre.
Il a bien joué. J’ai trouvé qu’il a tout fait pour me sortir de ma zone de confort. C’était un match difficile, mais je suis très soulagé de m’en être sorti en quatre sets.

Vous avez toujours très bien utilisé le slice en revers sur gazon. La facilité avec laquelle vous parvenez à le rendre efficace a-t-elle évolué au fil des ans, compte tenu des caractéristiques du gazon et de l’évolution technologique ?

En termes de technologie, dans quel sens ?

Avec des coups en bout de course, des passing-shots, ce genre de choses…

Je ne sais pas trop. En réalité, j’ai eu pas mal de discussions avec des joueurs et leurs entraîneurs au cours des douze derniers mois, lors de différents tournois, au sujet des balles. Nous étions tous d’accord pour dire que quelque chose a changé depuis le COVID. Il y a eu un changement au niveau de la production, dans les usines chinoises qui fabriquent les balles pour pratiquement tous les grands équipementiers présents sur le circuit. Cela ne fait aucun doute.
Il y a un matériau ou un élément qui a changé et qui affecte la façon dont la balle réagit aujourd’hui. Les balles que nous utilisons sur le circuit, y compris en Grand Chelem, sont plus lentes. Elles sont nettement plus lentes en moyenne par rapport à ce qu’elles étaient il y a dix ou quinze ans, ce qui signifie peut-être que le slice ne reste pas aussi bas qu’auparavant. Cela reste efficace, bien sûr, car nous sommes sur gazon. Évidemment, la qualité de la surface se dégrade chaque jour à mesure que l’on y joue. Il y a beaucoup de faux rebonds. Si vous êtes capable de jouer des balles coupées courtes, des slices courts ou ce genre de coups, c’est une excellente option tactique. Si ce n’est pas quelque chose de très naturel pour vous, il n’est pas facile de s’imposer ce type de jeu. C’est pourtant une variété de coups essentielle à posséder sur gazon, cela ne fait aucun doute.

Vous vous tapiez sur la cuisse lors d’un changement de côté et aviez un bandage à l’épaule. Je voulais savoir dans quel état de forme vous vous trouvez ?

Rien de bien grave. J’essaie juste, je suppose, de réveiller mes muscles. Parfois, pour une raison ou une autre, ils se mettent au ralenti. J’essaie de remonter le moral, de booster mon énergie. Les méthodes varient pour me redonner de l’élan, selon les moments. Mais bon, rien de grave, honnêtement. Mon corps va bien pour l’instant.

C’était un match très divertissant à regarder aujourd’hui. Vous avez salué le public et envoyé un baiser vers le ciel. Est-ce que cela a toujours été important pour vous de divertir la foule, d’ajouter une dimension théâtrale au match ?

Eh bien, nous évoluons aussi dans le monde du spectacle. Au bout du compte, on cherche à offrir de la qualité aux gens qui ont payé leur billet pour venir nous voir jouer au tennis. Pour ma part, en tout cas, j’ai toujours cherché à interagir d’une manière ou d’une autre avec le public. Au fil de ma carrière, j’ai eu de nombreux échanges avec les spectateurs, qu’ils soient positifs ou négatifs. Parfois, on joue des matchs où l’on essaie simplement de faire abstraction de tout et de tout le monde, sans vraiment prêter attention à ce qui se passe autour. Mais si l’on assiste à une demande en mariage, par exemple, je trouve que c’est un beau moment pour dire quelques mots. Ils s’en souviendront longtemps. C’est ce qui s’est passé, je crois, lors de l’un de mes premiers ou deuxièmes matchs. Oui, enfin, on est seul sur le court, donc il faut gérer et maîtriser une multitude d’émotions. Parfois, c’est vraiment difficile de tout garder pour soi. Certains sont plus expressifs que d’autres, j’imagine.

À Roland-Garros, vous avez évoqué la nécessité de faire des économies d’énergie. Comment vous sentez-vous ici ? Quel est votre état d’énergie actuel par rapport à cette époque ?

C’est assurément mieux, je me sens plus frais. En fait, j’ai plus d’énergie après ces trois matchs que je n’en avais à Paris. Mais c’est aussi normal et logique : compte tenu de la différence de surface, de l’intensité physique des échanges et de l’énergie requise pour chaque coup lifté sur terre battue, la situation est bien différente ici. Cela ne veut pas dire que je ne dépense pas d’énergie sur le court ; bien sûr que si. Et plus j’avancerai dans le tournoi, moins je serai frais physiquement, évidemment, mais j’essaie de maintenir mon état de forme à un niveau optimal. Cela dit, comme je l’ai précisé, je ne rencontre aucun problème majeur. Je me sens bien.

Propos recueillis par E-A à Wimbledon

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C’est assurément mieux, je me sens plus frais. En fait, j’ai plus d’énergie après ces trois matchs que je n’en avais à Paris. Mais c’est aussi normal et logique : compte tenu de la différence de surface, de l’intensité physique des échanges et de l’énergie requise pour chaque coup lifté sur terre battue, la situation est bien différente ici. Cela ne veut pas dire que je ne dépense pas d’énergie sur le court ; bien sûr que si. Et plus j’avancerai dans le tournoi, moins je serai frais physiquement, évidemment, mais j’essaie de maintenir mon état de forme à un niveau optimal. Cela dit, comme je l’ai précisé, je ne rencontre aucun problème majeur. Je me sens bien.

Propos recueillis par E-A à Wimbledon