Carlos Alcaraz : «Je me bats jusqu’à la dernière balle»

Carlos Alcaraz : «Je me bats jusqu’à la dernière balle»

30 janvier 2026 Non Par SoTennis

Carlos Alcaraz, touché à l’adducteur droit et poussé dans ses limites par Alexander Zverev, est allé au bout de ses forces pour s’imposer vendredi en demi-finales de l’Open d’Australie en cinq sets (6-4, 7-6 [5], 6-7 [3], 6-7 [4], 7-5). Le n°1 mondial disputera dimanche sa première finale à Melbourne.

Où classez-vous cette victoire ?

Ce match a été l’un des plus exigeants que j’aie jamais disputés dans ma carrière jusqu’à présent. Nous nous sommes poussés physiquement à nos limites et le niveau du cinquième set était vraiment très élevé. C’est l’une de mes meilleures victoires.

Vous parlez beaucoup du fait d’y croire dans chaque situation et chaque match. D’où vient cette conviction   

Parce que j’ai tout simplement perdu l’envie d’abandonner. Je déteste abandonner, tout simplement. Il y a des moments où j’ai l’impression de baisser les bras ou de ne pas me battre du tout. Quand j’étais plus jeune, il y a eu beaucoup de matches où je ne voulais plus me battre, où j’ai simplement abandonné. Puis j’ai mûri et j’ai fini par détester ce sentiment. Chaque pas de plus, chaque seconde de souffrance supplémentaire, chaque seconde de combat supplémentaire en vaut toujours la peine. C’est pourquoi je me bats jusqu’à la dernière balle.

Si vous deviez choisir entre cet Open d’Australie et donc devenir le plus jeune joueur à réaliser le Grand Chelem en carrière, ou les trois autres Majeurs cette année, que choisiriez-vous ?  

Si vous deviez choisir entre cet Open d’Australie et donc devenir le plus jeune joueur à réaliser le Grand Chelem en carrière, ou les trois autres Majeurs cette année, que choisiriez-vous ?

Alexander Zverev était frustré quand vous avez pris un temps mort médical. Estimez-vous qu’il était conforme au règlement ?  

Le match était vraiment exigeant. J’ai ressenti des crampes mais au début, comme c’était localisé sur un seul muscle spécifique, je ne pensais pas du tout qu’il s’agissait de crampes. Je ne savais pas exactement ce que c’était : j’ai pivoté pour un coup de droit et j’ai commencé à le sentir juste au niveau de l’adducteur droit. C’est pour ça que j’ai appelé le kiné, parce que c’était localisé là. Après, il y a eu le stress de ne pas savoir ce qui se passait, de ne pas savoir si ça allait empirer ou non, tout est arrivé d’un coup. C’est le kiné qui a décidé de prendre le temps mort médical.

Comment vous sentez-vous maintenant ?  

Forcément fatigué. Mon corps pourrait être dans un meilleur état, mais je pense que c’est normal après cinq heures et demie de match. J’ai donc fait tout le nécessaire pour essayer d’aller mieux et de me sentir mieux demain. Bain de glace, soins, et on verra bien. Avec l’adrénaline et tout ce qui retombe après le match, il est parfois très difficile de trouver le sommeil. Je vais essayer de dormir dès que possible, mais ça prendra sûrement du temps…

Propos recueillis par E-A
Photo Tennis Australia