Elena Rybakina: «J’ai toujours cru que c’était possible»

Elena Rybakina: «J’ai toujours cru que c’était possible»

13 septembre 2026 Non Par SoTennis

Elena Rybakina a remporté samedi l’US Open en venant à bout d’Aryna Sabalenka en trois sets (6-4, 5-7, 6-2). La Kazakhstanaise de 27 ans, qui sera numéro 1 mondiale lundi, s’adjuge son troisième trophée en Grand Chelem après Wimbledon en 2022 et l’Open d’Australie cette année.

Quel effet cela fait-il de remporter l’US Open ?

C’est une sensation incroyable. J’ai encore du mal à réaliser ce qui s’est passé. Il y a eu tellement d’accomplissements ces dernières semaines. Je suis super heureuse, très fière de tout le travail accompli. Ce tournoi était un peu plus stressant que les autres parce que je jouais la place de n° 1 et qu’il y a eu cette blessure (à une cheville) survenue une semaine avant de venir. Chaque jour était une sorte de défi, mais j’ai eu l’impression que dans ces situations, j’étais plus calme que lorsque des choses similaires m’étaient arrivées auparavant.

Il y a 23 jours, vous abandonniez à Cincinnati contre Iga Swiatek…

J’étais tellement contrariée, je ne savais pas du tout comment les choses allaient évoluer. Nous avons fait une IRM en arrivant à New York. Ce n’était pas très encourageant. Il a fallu parler à beaucoup de médecins pour avoir leur avis sur ce qu’il fallait faire. J’ai eu la chance d’avoir un très bon médecin en Australie. Elle était constamment au téléphone avec nous, nous avons établi un plan et nous nous y sommes tenus. Pendant sept jours, je faisais juste des allers-retours entre ma chambre d’hôtel et la salle de sport, j’y passais trois heures, avec beaucoup de récupération, de soins et un cinéma pour se changer les idées.

Avec 28 % de premières balles au premier set, vous avez quand même gagné la manche…

J’y pensais et je me disais que je devais vraiment améliorer ce pourcentage de premiers services. Ça ne rentrait pas. Mais j’essayais quand même de viser une zone et de mettre au moins un peu plus d’engagement sur ma seconde balle. Après, dans les moments importants, mon service s’est amélioré et ça m’a beaucoup aidée.

Qu’avez-vous fait pour vous remettre d’aplomb après avoir concédé le deuxième set ?

Le match était tellement accroché… Au premier set, après le break, c’était un peu plus facile de m’installer dans le jeu. Dans le deuxième, on se rendait coup pour coup, elle a simplement joué de manière plus agressive dans ces moments importants. J’ai commis deux ou trois fautes. Au troisième set, je me suis dit que je pouvais encore le faire. Que je devais me concentrer sur mon service et prendre un peu plus de risques quand l’occasion se présentait.

Si l’on revient un an en arrière, vous ne marchiez pas si bien, et puis vous avez eu cette trajectoire incroyable pour remonter au classement, gagner le Masters, remporter l’Open d’Australie, devenir n° 1 et maintenant gagner l’US Open. Y a-t-il eu un déclic ?

J’ai toujours cru que c’était possible. Bien sûr, sur son chemin, on apprend beaucoup, il se passe énormément de choses. J’ai le sentiment d’avoir aujourd’hui une super équipe, de super personnes autour de moi, et nous continuons simplement le travail. Ç’a fini par payer et j’espère pouvoir rester au sommet le plus longtemps possible.

Comment votre relation avec New York a-t-elle évolué depuis toutes ces années ?

Quand je suis venue ici pour la première fois il y a dix ans chez les juniors, c’était un endroit tellement incroyable, si bruyant, si différent… Pour une raison ou une autre, New York n’était pas mon meilleur endroit pour jouer au tennis ces dernières années (ndlr : elle n’avait pas dépassé les 8es de finale), mais les choses ont clairement changé maintenant.

Vous serez dès lundi prochain n° 1 mondiale, vous avez gagné l’Open d’Australie, Wimbledon et l’US Open. En abordant 2027, votre objectif principal sera-t-il d’aller chercher ce Grand Chelem en carrière qui vous manque à Roland-Garros ?

L’objectif reste toujours les plus grands tournois, en essayant de trouver le bon équilibre. Mais il y a encore clairement beaucoup de travail à accomplir. Le travail n’est jamais fini, pour être honnête.

Rédaction
Photo USTA