Loïs Boisson: «Je reste dans le même état d’esprit de “tout est possible”»
22 mai 2026Demi-finaliste l’an dernier à Roland-Garros, Loïs Boisson est de retour dans son jardin. Vendredi, en conférence de presse lors du Media Day, la Française, en quête de confiance après une période où elle a été blessée, a fait le point sur sa forme du moment et des attentes autour d’elle.
Comment allez-vous et en quoi votre passage au tournoi de Strasbourg vous a permis d’engranger de la confiance avant votre retour à Roland-Garros ?
Physiquement, ça va bien. Depuis peu, je suis à 100 %. Déjà, je suis hyper contente de ça, d’arriver ici dans ces conditions. Et les deux matches à Strasbourg m’ont permis tout simplement de refaire un peu plus de matches, de retrouver un peu plus le rythme sur le court. Je suis juste contente d’avoir pu faire ces matches pour ajouter un peu de la confiance dans mon jeu, dans le rythme, dans la façon de jouer. Il n’y a qu’en match que ça peut se faire, je suis contente d’avoir joué.
Pendant votre longue période loin des courts, qu’est-ce qui vous a permis de vous accrocher ?
C’est une bonne question. Je pense que c’est juste la passion pour le jeu, pour le tennis. Et les personnes autour de moi, mon entourage et ma famille. Mais déjà, la passion et le fait de pouvoir juste retourner sur les courts.
Sentez-vous l’engouement autour de vous ?
Oui, forcément. Je sens beaucoup l’engouement du public. J’ai pu m’en rendre compte à Strasbourg, c’était la première fois que je rejouais en France depuis Roland l’année dernière. J’ai senti vraiment que le public était là, le public était pour moi, me supportait. Donc c’est quelque chose dont je suis vraiment contente, ça me fait du bien. Mais je reste dans ma bulle. On sait qu’il peut y avoir plein de choses autour, mais je garde toujours le même état d’esprit. J’essaie d’en faire le moins possible et de me concentrer sur moi, sur le tennis.
Contre Anna Kalinskaya, tête de série n°22 (son adversaire au premier tour) vous allez retrouver une position d’outsider. Sur le plan mental, est-ce plus confortable ?
Ça dépend. J’ai toujours dit, l’adversaire a un chiffre à côté du nom, mais ça ne veut pas toujours dire grand-chose. Après, ça dépend tellement du jour, de l’adversaire, comment on se sent ce jour-là. Je trouve que c’est assez vite, comment dire, résumé, quand on parle de classement comme ça. Mais oui, sur le papier, c’est clair.
Vous avez rappelé votre ancien entraîneur Florian Reynet la semaine dernière. Sur quoi avez-vous travaillé ?
J’avais besoin de personnes qui me connaissaient vraiment, qui me connaissaient aussi “d’avant”. C’était le cas pour tout le reste de l’équipe, mais c’est vrai que sur l’aspect tennis, ce n’était plus le cas et c’était vraiment une période où, déjà, j’avais perdu quand même pas mal de repères sur le court, le fait de ne pas avoir joué pendant de longs mois. Et voilà, je sentais que j’avais besoin de reprendre les bases, de retourner sur des choses que je connaissais aussi d’avant. Honnêtement, ça me fait beaucoup de bien. Et je pense que c’était un très bon choix et on verra comment se passe la suite.
Il a beaucoup été question de “magie de Roland” autour de votre parcours l’an dernier. Quel est votre objectif cette année ?
L’an dernier, je me disais aussi que c’était assez exceptionnel, c’est vrai, mais au fond de moi, je savais aussi que j’en étais capable. Je ne l’avais jamais fait, donc c’était exceptionnel parce que c’était jamais arrivé. Des gens ne pouvaient pas y croire, mais moi et mon équipe, on savait que potentiellement, ça pouvait être possible. Après, cette année, forcément, les conditions sont différentes. Mais je reste dans le même état d’esprit de “tout est possible”. Je peux aller au bout comme perdre au premier tour. Je ne sais pas, on verra bien.
Des joueuses et joueurs ont exprimé leur point de vue concernant la répartition des dotations en Grand Chelem. Qu’est-ce que vous en pensez ?
Je n’ai pas pris part parce que j’estime que je ne connais pas exactement les chiffres. J’ai vu qu’il y avait plein de trucs qui sortaient dans les médias. Je ne connais pas les chiffres, qu’est-ce qui est vrai, qu’est-ce qui est faux. Donc, je n’y prends tout simplement pas part parce que je n’y connais rien. Je préfère me concentrer sur mon tennis, sur ce que j’ai à faire. Et les gens qui doivent s’occuper de ça, s’occupent de ça. Mais ce n’est pas à moi d’y prendre part.
Propos recueillis par E-A à Roland-Garros
Photo FFT








