Qui veut la peau du double ?
1 juillet 2026L’ATP envisagerait une forte diminution des prize money distribués aux joueurs disputant le double. Les tableaux seraient également réduits. Les Masters 1000 passeraient de 32 à 16 équipes, tandis que les ATP 500 et ATP 250 pourraient être limités à seulement huit paires. Des mesures appelées à entrer en vigueur dès 2028.
Dès 2028, la part du double sur le circuit ATP pourrait être considérablement réduite. L’instance masculine envisagerait une diminution des prize money distribués aux joueurs disputant le double (ndlr : les joueurs de double perçoivent actuellement environ 20 % des prize money distribués, contre 80 % pour le simple, cette part serait ramenée à près de 10 %). Les tableaux seraient également réduits. Les Masters 1000 passeraient de 32 à 16 équipes, tandis que les ATP 500 et ATP 250 pourraient être limités à seulement huit paires. Face à ces annonces, une vive opposition serait en train de se structurer parmi les spécialistes de la discipline. « J’espère que tous les joueurs resteront unis pour défendre l’histoire du tennis, parce que le double, historiquement, fait partie du tennis à part entière, a déclaré, mercredi, à notre micro le Monégasque Hugo Nys, après sa victoire au premier tour de Wimbledon. Aujourd’hui, on est en train d’essayer de s’unir pour ne pas disparaître, alors qu’on ne demande rien de plus. Je pense que ce sont des décisions qui sont reliées au business. Je trouve ça un peu triste qu’en ce moment, on soit en train de se battre pour survivre. L’ATP a pris des décisions qui ont amené beaucoup d’argent. Il y a beaucoup plus de joueurs de simple qui gagnent très, très bien leur vie. Et ça, c’est génial. Dans un contexte aussi bon, je ne comprends pas comment peut-on avoir l’idée de supprimer cette opportunité de travail pour certains de ces joueurs. On n’a pas envie d’être en conflit avec qui que ce soit. En tant que joueur de tennis, avant tout, on est dans une optique de construction plutôt que de destruction. De discussion, plutôt qu’opposition. » Si cette purge est appliquée, elle marquerait un tournant majeur pour la discipline. « On est très unis, les joueurs, entre nous », nous précise Arthur Reymond après sa victoire au premier tour de Wimbledon. « On se soutient les uns les autres, parce que même si on est adversaires, c’est notre travail à tous. On a tous des histoires différentes et on veut se soutenir et on veut serrer les coudes, pour nous, mais aussi pour les générations futures. L’objectif est quand même de promouvoir le tennis. C’est notre sport, c’est pour ça que je vis. J’ai envie que les futures générations continuent de jouer, de rêver, les enfants, de vouloir avoir une carrière dans le tennis. Ce n’est pas en supprimant des jobs que ça peut marcher. » Malgré nos sollicitations, l’ATP n’a, pour le moment, pas souhaité commenter.
E-A à Wimbledon







