Coup de chaud à Roland-Garros
26 mai 2026Depuis dimanche dernier, une vague de chaleur sévit, notamment sur Roland-Garros. Jusqu’à la fin de la semaine, les températures resteront élevées porte d’Auteuil, jusqu’à 32 degrés. Interruption des matches, pauses supplémentaires, le tournoi a son protocole.
Depuis dimanche dernier, une vague de chaleur sévit sur la première semaine de Roland-Garros. Face à ces conditions, le Grand Chelem parisien dispose d’un protocole, permettant d’ajuster le jeu en fonction des conditions climatiques. Afin de relever en temps réel la température dans l’enceinte du stade, deux sondes (une sur le court Philippe Chatrier et une sur le court 14) sont installées. Des seuils sont définis, au-delà desquels le déroulement des rencontres peut être adapté en fonction des mesures prises par les organisateurs. Ces seuils correspondent également à un indice établi en fonction de la chaleur et du taux d’humidité, qui s’appelle le WGBT (Wet Bulb Globe Temperature ou, en français, indice de température au thermomètre-globe mouillé).
En cette période de forte chaleur les organisateurs de @rolandgarros diffusent régulièrement différents messages de prévention. #RolandGarros pic.twitter.com/97tfaLjrGj
— So Tennis (@sotennis1) May 23, 2026
Le premier seuil (30,1°C à l’indice WGBT, soit par exemple 35°C et 60 % d’humidité), 10 minutes de repos peuvent être mises en place pour les joueuses après un deuxième set, ou après un troisième set pour les joueurs. Le deuxième seuil (32,2°C à l’indice WGBT, soit par exemple 36°C et 66 % d’humidité), les matches peuvent être momentanément stoppés jusqu’à ce que la température baisse. Le déclenchement de la fermeture des toits du court Philippe-Chatrier et du court Suzanne-Lenglen peut être lancé.
à Paris, il est rare de voir l’indice WGBT atteindre 30,1 °C, car lorsqu’il fait aussi chaud que dimanche dans la capitale, le taux d’humidité est généralement insuffisant. Un autre seuil adapté aux besoins des para-athlètes est mis en place pour les épreuves de tennis-fauteuil. Lundi, sur le court 7, une ramasseuse de balle a été évacuée du court lors du match entre Ignacio Buse et Andrey Rublev. Victime d’un coup de chaud après avoir eu cinq balles de match à la fin du deuxième set, Casper Ruud a soudainement sombré sur le court Simonne-Mathieu : « J’étais à deux doigts de rentrer chez moi. À la fin du troisième et du quatrième set, j’avais des vertiges. J’avais du mal à voir la balle. J’avais du mal à redescendre en température, a expliqué le Norvégien après son match. Aujourd’hui (lundi) dans le quatrième set, je me suis senti parfois vraiment fatigué, je marchais comme un zombie presque. » Côté spectateurs, rester pendant des heures, en tribunes en plein soleil, vire au « calvaire ». Ces sièges sont parfois désertés au profit de coins ombragés. Les rares fontaines à eau dispersées au sein du stade ne désemplissent pas. Tout comme les brumisateurs. Côté court, le personnel d’entretien, « les hommes de la terre », ne ménagent pas leurs efforts. En cette période chaude, tous les soirs, les courts sont « inondés » afin d’accumuler de l’humidité. Tôt le matin, du chlorure de calcium y est ajouté pour maintenir l’humidité, en plus des arrosages au cours de la journées.
Rouge est la terre. Après avoir été "inondés" hier soir, pour accumuler l'humidité, les terrains de @rolandgarros reçoivent ce matin l'indispensable chlorure de calcium, avec par la suite un nouvel arrosage. La chaleur est sous contrôle, du moins sur ce plan-là. #RolandGarros pic.twitter.com/RYSq3ZRneD
— So Tennis (@sotennis1) May 24, 2026
Côté flore, en plus du travail quotidien des jardiniers, c’est surtout l’arrosage automatique qui est mis à contribution. Afin d’éviter le coup de chaud. La chaleur est sous contrôle, au moins sur ce plan-là.
E-A à Roland-Garros








