Roger Federer : «Quand je vois Carlos, je me reconnais un peu plus»

Roger Federer : «Quand je vois Carlos, je me reconnais un peu plus»

15 janvier 2026 Non Par SoTennis

De retour à l’Open d’Australie, afin d’y disputer samedi un match exhibition, Roger Federer était présent à Melbourne ce jeudi. Le Suisse, très relax, s’est rendu en conférence de presse où il a, entre autres évoqué la rivalité entre Carlos Alcaraz et Jannik Sinner.

De retour à l’Open d’Australie, une première depuis 2020, Roger Federer n’est pas passé inaperçu ce jeudi à Melbourne Park. Avant de disputer sur la Rod Laver Arena samedi une exhibition, notamment aux côtés d’André Agassi, le Suisse a fait une détour en conférence de presse. Durant plus de dix minutes, l’ex-n°1 mondial a évoqué entre autres la rivalité entre Carlos Alcaraz et Jannik Sinner. « Leur rivalité est géniale, ils jouent un super tennis avec cette finale de Roland-Garros qui était juste surréaliste, a-t-il commenté. Le tennis n’en avait pas forcément besoin mais c’était juste génial que ça arrive quand même. Parce que le monde du sport s’est arrêté d’un seul homme pour regarder vers la même direction et ce match à Paris. C’est comme si le temps s’était figé dans ce cinquième set épique. Leur progression ces dernières années est exceptionnelle. Je me suis entraîné avec les deux, je peux vous dire qu’ils frappent fort. Donc j’espère que ça va continuer et qu’aucune blessure ne viendra perturber ça. À Wimbledon (en 2025), quand Jannik jouait contre Grigor, c’était facile de se projeter parce que Grigor et moi partageons beaucoup de similarités tennistiques. C’est la première fois que je me suis demandé comment j’aurais joué contre lui. Quand je vois Carlos, je me reconnais un peu plus. Les amorties, l’envie d’aller vers l’avant : je vois plus de similarités entre nos deux tennis. » Questionné quant à la possibilité de devenir le coach d’Alcaraz, Roger Federer a répondu : « Ne jamais dire jamais mais je suis très occupé, j’ai quatre enfants donc pas pour le moment. » L’Espagnol qui n’a pas à ce jour soulevé le trophée du vainqueur à Melbourne, est en quête d’un titre qui lui échappe encore. « Il connaît l’enjeu, abonde Federer. Mais, comme souvent, quand le tournoi démarre, on rebascule en mode ‘point par point’. C’est la mentalité à avoir. Mais, à son âge, réussir le Grand Chelem en carrière serait complètement fou. On verra s’il réussit. Je l’espère. Pour l’histoire du tennis, ce serait un moment vraiment spécial ».

Photo Tennis Australia