Stefanos Tsitsipas: «C’est une grande victoire pour moi»
1 septembre 2026Stefanos Tsitsipas s’est qualifié pour le deuxième tour de l’US Open. Lundi, le Grec a battu Arthur Fils, tête de série n°10, en quatre sets (4-6, 7-6 [3], 6-1, 6-4), une victoire qui signifie beaucoup pour lui.
Comment ressortez-vous de ce match ?
C’était un match très exigeant sur le plan psychologique contre un Arthur Fils en forme et performant. Sur le plan mental, j’étais prêt pour un grand combat. Je suis extrêmement fier de moi et de la façon dont je me suis battu. Je n’avais pas joué comme ça depuis un moment. Je me suis beaucoup amusé sur le court. En réalité, j’étais très calme lors de ce dernier jeu, vraiment très calme. C’est une grande victoire pour moi même si cela fait un moment que je joue sur le circuit.
Comment décririez-vous les hauts et les bas que vous avez connus ces deux dernières années ?
C’est très facile de manquer de confiance, surtout quand on n’a pas battu de top joueurs depuis longtemps. C’est pour cela que je suis vraiment ravi aujourd’hui. C’est une victoire importante et précieuse pour moi, pour ma confiance, pour me dire que j’ai toujours les coups, que la qualité est toujours là. C’est très important de résister à des matches difficiles comme celui-ci en s’autorisant à être complètement libéré sur le court et à jouer sans aucune attente. J’adore cette sensation.
Que vous êtes-vous dit dans le deuxième set lorsqu’il menait 5-2 ?
Ce serait un mensonge de dire que je m’attendais à un débreak. J’essayais simplement de jouer point après point sans trop penser à ce que serait le résultat. J’ai glané quelques points ici et là, comme peut-être des doubles fautes, si je me souviens bien. Je suis plus rentré dans le terrain, j’ai pris la balle tôt, j’ai commencé à attaquer un peu plus. Il s’est retrouvé sur le reculoir à plusieurs reprises. Ce break a en quelque sorte changé toute la dynamique du match.
Qu’est-ce que cela fait de repenser à l’endroit où vous étiez il y a presque tout juste un an en quittant ce tournoi, avec l’état dans lequel se trouvait votre dos ? Vous avez dit que vous ne pouviez plus marcher pendant deux jours…
Je me rappelle avoir dit à mon équipe : « Je ne sais pas combien de temps ça va durer. » Des moments difficiles. J’ai eu beaucoup de doutes pendant plusieurs semaines après cela.
Pourquoi avez-vous changé d’entraîneurs cet été ?
Je ressentais le besoin de le faire. J’avais besoin d’une autre voix. J’avais besoin de quelqu’un qui apporte un peu plus de calme dans mon univers tennis. Il y avait beaucoup de chaos autour de moi auparavant et beaucoup de bruit. Cela m’a pris beaucoup de temps pour comprendre et réaliser que je ne pouvais simplement plus faire face à cela. Plus je grandissais, plus mes yeux et mes horizons s’ouvraient sur le monde. J’ai aussi réalisé qu’avoir des gens qui font parfois ressortir le pire en vous plutôt que la meilleure version de vous-même, ce sont des choses qui doivent être corrigées. Même si j’aime la personne avec qui j’ai travaillé, mon père, et que nous avons une relation formidable en dehors du court de tennis, ce genre de dynamique ne sert plus mes objectifs autant qu’avant, j’avais donc vraiment besoin de ce changement…
Rédaction
Photo USTA







