Elsa Jacquemot: «C’est l’un des plus gros matches de ma carrière, je ne vais pas l’oublier»
18 janvier 2026Elsa Jacquemot (58e) s’est qualifiée, après avoir sauvé notamment une balle de match, pour le deuxième tour de l’Open d’Australie. Dimanche, la Française est venue à bout de la 20e mondiale Marta Kostyuk en 3h31 et trois sets (6-7 [4], 7-6 [4], 7-6 [7]).
Comment ressortez-vous de ce duel de 3h31 face à Marta Kostyuk, remporté au bout du super tie-break et après avoir sauvé une balle de match (6-7 [4], 7-6 [4], 7-6 [7]) ?
C’était fou, je suis super contente. On a fait trois tie-breaks, ça s’est joué au mental et je suis allée gagner ce match avec les tripes. C’est l’un des plus gros matches de ma carrière, je ne vais pas l’oublier. Il faisait extrêmement chaud, il y avait beaucoup de monde, l’ambiance était vraiment sympa, c’était top. Je suis vraiment contente.
Est-ce que gagner un tel match valide les progrès réalisés ces derniers mois ?
Oui, bien sûr. Je pense que je fais des progrès chaque année. C’est vrai que c’est là où on voit que mentalement, ce n’est pas simple. On est dans un Grand Chelem, avec beaucoup d’enjeux. Et j’ai su garder mon calme. Je sais que j’avais une tête de série en face (n°20), qui joue super bien, qui a bien joué à Brisbane la semaine dernière, qui enchaîne, qui est en confiance. Moi, je n’avais pas très bien joué en début d’année. Donc, je suis vraiment contente d’avoir cru en moi jusqu’au bout et de m’être battue parce que ce n’était pas simple émotionnellement.
Est-ce que vous vous êtes surprise mentalement sur ce match ?
Je ne dirais pas surprise, parce que j’ai toujours su que mon mental, c’était ma grande force. Après un match comme ça, je me prouve plein de choses à moi-même. La combativité, le mental, de ne pas lâcher. Je suis fière de moi. Après, forcément, ce qui est dur dans ce sport, c’est que je n’ai passé que le premier tour. Je ne suis pas en train de me dire “waouh, c’est un truc de dingue, j’ai battu Marta, tête de série 20”. Je me dis juste que j’ai toujours cru que je pouvais gagner ce match… J’ai gagné ce match, je suis contente, mais je sais que là, je vais repartir sur mon prochain match.
À quoi pensiez-vous pendant les dix minutes d’interruption à 6-5 dans le troisième set après la blessure de votre adversaire à la cheville gauche ?
Le timing était horrible parce que ça met une coupure. Il y a un côté de moi qui sait qu’elle ne va pas le lâcher, qu’elle va revenir parce qu’il ne reste pas beaucoup de points. Donc j’essaie vraiment d’être focus parce que tu sens qu’elle est mal quand même, elle met de la glace. Mais après, on m’avait prévenu que des fois, elle pouvait être un peu comme ça. Donc, j’ai vraiment essayé de rester concentrée sur moi, focus, et de me dire “de toute façon, le match n’est pas fini, il faut que tu repartes”. Et ce match, il faut aller le chercher, il faut le mériter parce que si tu te disperses trop, tu sais qu’après, tu peux vite perdre les pédales.
Propos recueillis par E-A








