Arthur Gea: «J’ai kiffé»

Arthur Gea: «J’ai kiffé»

19 janvier 2026 Non Par SoTennis

Issu des qualifications, Arthur Gea, 21 ans, 198e mondial a éliminé lundi au premier tour de l’Open d’Australie le 19e joueur mondial Jiri Lehecka en trois sets (7-5, 7-6 [1], 7-5). Après cet exploit, le Français a évoqué avec le plus grand calme cette performance en conférence de presse.

C’était votre premier match au meilleur des cinq sets mais c’est comme si vous étiez déjà un habitué…

C’est un match de tennis, c’est comme les autres jours, c’est juste que ce sont des événements un peu plus prestigieux, mais sinon ça ne change pas de d’habitude. L’objectif c’était d’aller chercher la victoire, donc forcément il y a eu un peu de tension vers la fin des sets, mais le but c’était d’aller gagner, donc d’aller le chercher.

Il y a encore quelques semaines, vous n’aviez jamais battu de top 100, ni remporté de Challenger ni joué en Grand Chelem. L’ascension vous semble-t-elle vertigineuse ?

Je suis très content, ça c’est clair. Après, c’est vrai que je m’y attendais, quand même, parce que ça fait un moment que je vois que mon niveau a beaucoup augmenté, notamment avec l’équipe que j’ai construite autour de moi. Beaucoup de changements ont été faits, je suis super content que ça porte ses fruits dès le début.

Avec un niveau très régulier, que vous avez enchaîné du Challenger de Nouméa, début janvier, jusqu’à Melbourne…

C’est dans la lignée, oui. Honnêtement je ne joue pas beaucoup mieux ici qu’à Nouméa. Je pense que je joue même de la même façon, c’est juste qu’avec la confiance il y a des moments clés qui passent plus facilement que d’autres, mais sinon je pense que c’est pareil.

Quand vous servez pour le match, vous commencez par deux services gagnants, puis vous manquez votre première balle et réussissez un ace slicé sur la seconde. Ça vous arrive souvent ?

Non, pas souvent, mais je me suis dit que j’étais devant et qu’il valait mieux que j’aille le chercher, d’autant qu’il n’allait pas s’y attendre, parce que je n’en avais pas fait un du match. Je me suis dit que c’était le bon moment de le faire.

De l’extérieur, vous semblez très posé. Ça bout un peu quand même, à l’intérieur ?

J’ai kiffé, tout à l’heure, ça va maintenant, c’est tranquille.

Vous affronterez jeudi Stan Wawrinka, dont c’est le tout dernier Open d’Australie. Qu’est-ce que ça vous inspire ?

Ça fait plaisir, il fait partie des mecs que j’ai vus toute ma vie, je suis trop content de le jouer. Sûrement qu’on va jouer sur un beau court, encore. C’est pour ça aussi que j’aime le tennis, c’est pour les émotions que ça procure, et donc je suis super content.

Propos recueillis par E-A