Jannik Sinner : «J’essaie d’être la meilleure version possible de moi-même»
3 mai 2026Jannik Sinner s’impose pour la première fois à Madrid et remporte son cinquième Masters 1000 de suite. Dimanche, en finale, le numéro un mondial a dominé en 58 minutes l’Allemand Alexander Zverev (6-1, 6-2).
Vous êtes le premier joueur à remporter cinq Masters 1000 de suite. À quel point êtes-vous conscient d’écrire l’histoire ?
Ça signifie beaucoup. Mais en même temps, comme je l’ai toujours dit, je ne peux pas me comparer à Rafa (Nadal), Roger (Federer) ou Novak (Djokovic). Ce qu’ils ont fait est incroyable. Je ne joue pas pour ces records, ni pour les records en général. Je joue pour moi, ma famille et mon équipe, parce qu’ils savent ce qu’il y a derrière. Oui, bien sûr, ça représente beaucoup, ce sont de grands chiffres. Mais il y a énormément de discipline, énormément de sacrifices derrière tout ça, des routines quotidiennes. J’aime le chemin derrière ces chiffres. J’aime me mettre dans les meilleures conditions possibles pour être la meilleure version de moi-même. Je ne joue pas pour les records. Comme je l’ai dit, ce que les autres joueurs ont fait dans le passé, et ce que Novak fait encore, c’est quelque chose d’incroyable. Je ne peux pas me comparer à eux.
Serez-vous à Rome la semaine prochaine, ou n’êtes-vous pas encore sûr à 100 % ?
Jouer à domicile est toujours quelque chose de très spécial. En même temps, là, je veux simplement profiter de ce moment. Je ne veux pas penser aux plans futurs. Physiquement, je vais bien. Il n’y a aucune raison de ne pas jouer à Rome, bien sûr. Mais en même temps, je veux savourer ça. Ça a été un enchaînement très, très long, depuis Indian Wells. Évidemment, je suis très heureux, mais maintenant il faut aussi bien récupérer. Surtout mentalement, j’ai beaucoup donné. Il y a toujours beaucoup de pression, donc, oui, on verra.
Alexander Zverev a dit en conférence de presse qu’il y a une grande différence entre vous et le reste du circuit. Êtes-vous d’accord avec lui ?
C’est difficile à dire. Vous savez, parfois vous avez de bons jours, parfois de mauvais jours. Si vous regardez mes matches du premier tour, ils sont très difficiles. Ensuite, j’essaye d’élever mon niveau. Aujourd’hui, c’était une très, très bonne performance de ma part, très solide. Mais je ne me compare pas aux autres joueurs. J’essaie d’être la meilleure version possible de moi-même, et c’est tout.
En l’absence de Carlos Alcaraz, qui peut-être votre principal adversaire dans les prochaines semaines ?
Les choses peuvent changer rapidement dans n’importe quelle situation. Il y a de très, très grands joueurs, et ils essaient de nous battre tous les jours. La plupart du temps, la pression est sur moi. Il faut aussi gérer ça. Novak m’a battu en Australie (ndlr :en demi-finales) en jouant un tennis incroyable. Donc on verra. Je ne peux pas prédire l’avenir. Je ne sais pas ce qui va se passer. Je ne sais pas dans quel état physique ou mental je vais arriver dans les plus grands tournois. Moi aussi je peux avoir de mauvais jours. J’essaie simplement de trouver des solutions. C’est difficile à dire parce que je n’aime pas vraiment répondre à ce genre de questions. Il faut être prudent. Il y a de grands joueurs, des joueurs que l’on connaît, d’autres qui semblent arriver. Quelqu’un comme Rafael Jodar, il y a six mois, personne ne le connaissait, et maintenant il est là parmi les grands noms. Ça peut arriver, dans quelques mois, qu’un nouveau joueur apparaisse. Alexander Blockx a atteint les demi-finales ici, et avant, il était un peu dans l’ombre. C’est très difficile à dire. Je pense qu’il y a beaucoup de joueurs à grand potentiel. Il faut être prêt. Il faut s’informer. Avec chaque nouveau nom, il faut être très attentif.
Rédaction
Photo Mutua Madrid Open







