Carlos Alcaraz: «Je quitte le court heureux»
9 septembre 2026Battu au super tie-break du cinquième set par Ben Shelton (6-7 [5], 6-1, 6-3, 1-6, 7-6 [10-7]) en quarts de finale de l’US Open, Carlos Alcaraz, qui effectuait son retour sur le circuit après quatre mois d’absence, a préféré retenir le positif au moment du bilan.
Comment analysez-vous votre match perdu au bout de la nuit ?
Mon objectif était d’y aller, de jouer, de disputer ce genre de match, tout en étant en bonne santé. C’était très serré, vraiment très serré. Je suis un peu déçu de ne pas m’être imposé, mais je suis heureux et fier de la façon dont je me suis battu après le troisième set. Physiquement, j’étais vraiment fatigué, mais j’ai trouvé le moyen de me remobiliser et de donner encore davantage. Dans le cinquième set, j’ai commencé à me sentir de mieux en mieux, mais j’affrontais quelqu’un qui est une véritable bête. Shelton est un joueur incroyable, très puissant. Il a simplement su très bien gérer chaque situation. Bravo à lui. Mais je quitte le court heureux, avec le sourire et en bonne santé, et c’est tout ce dont j’ai besoin.
Qu’est-ce qui a fait la différence dans le super tie-break ?
Le service est une véritable arme dans ce genre de situations. Parfois, on gagne, parfois, on perd. Je me souviens que le dernier tie-break que j’avais joué, c’était à Paris (ndlr : en finale de Roland-Garros 2025 face à Jannik Sinner, victoire 10-2 au super tie-break). J’avais disputé un match incroyable à ce moment-là. Cette fois, quand on essaie de se battre et de surmonter tous les problèmes que l’on peut avoir, notamment une grande fatigue physique, et qu’en plus l’adversaire sert, il vous met énormément de pression. On pense à essayer de remettre la balle, sans savoir si l’on va pouvoir jouer le point ou s’il va obtenir un point gratuit grâce à son service. Je pense que, dans ces moments-là, il a tiré énormément profit de son service.
C’est un tournoi de reprise qui doit tout de même vous satisfaire…
Évidemment, quand un match est aussi serré et qu’on le perd après quatre heures et demie, ce n’est jamais agréable. Mais il faut toujours prendre du recul et voir les choses dans leur ensemble : nous avons joué un tennis exceptionnel et le public a pris du plaisir. À trois heures du matin, il y avait encore énormément de monde dans le stade pour soutenir et encourager Ben comme moi. Ce sont des moments pour lesquels nous nous entraînons, des moments qui nous poussent à nous lever chaque jour. Nous allons à l’entraînement, nous nous donnons à fond, même les jours où nous n’avons pas envie de nous entraîner, et nous y allons quand même.
Tout cela, c’est pour pouvoir offrir un tel spectacle pendant quatre heures et demie. Et donc, oui, nous sommes contents. Comme je l’ai dit, nous avons maintenant envie de rentrer à la maison, de nous entraîner et de reprendre la compétition, car de très grands tournois arrivent à grands pas. Mais c’est ce qui nous manquait : les batailles, le fait d’essayer de prendre le dessus sur l’adversaire quand les choses ne vont pas bien, de chercher des solutions. Et je pense qu’aujourd’hui, nous avons vécu un peu toutes ces situations. C’est ce que nous retenons, parce que tout cela nous avait vraiment manqué.
Rédaction
Photo USTA








