Alexander Zverev: «Ce que je ressens aujourd’hui, c’est simplement davantage de joie»
14 septembre 2026Alexander Zverev, vainqueur à Roland-Garros cette année, a remporté dimanche face à Ben Shelton l’US Open en quatre sets (6-3, 7-6 [2], 5-7, 6-2), dans une fin de match où l’Allemand avait oublié le score en fin de rencontre.
Qu’est-ce que cela fait de remporter votre premier US Open ?
C’est une sensation incroyable, surtout après le déchirement que j’ai vécu ici en 2020 (ndlr : battu en finale par Dominic Thiem). Je pense que les cicatrices de la finale de 2020 ont en quelque sorte disparu après mon titre à Roland-Garros(en juin dernier). Je l’avais dit à Wimbledon. Même si j’avais perdu, j’avais apprécié la finale (face à Sinner), jouer sur le Centre Court, devant un public incroyable, devant des célébrités. J’ai aimé vivre cela. Alors qu’avant de gagner à Paris, je ressentais beaucoup de stress en permanence, parce qu’il y avait toujours ce doute : “En gagnerais-je un un jour ?” Ce que je ressens aujourd’hui, c’est simplement davantage de joie à jouer ce genre de finales.
Que se passe-t-il après balle de match, quand vous mettez de longues secondes à comprendre que vous venez de gagner…
Je savais que je l’avais breaké deux fois, mais je pensais que le score était de 5-1 et non de 6-2, ce qui m’a aidé d’une certaine manière, car je n’ai pas vraiment été nerveux au moment de servir pour le match. À ce moment-là, j’étais vraiment “dans la zone”. Je n’entendais absolument aucun bruit. J’étais dans une sorte de tunnel où je n’entendais rien du tout. Et quand le public fait du bruit, c’est impossible d’entendre l’arbitre, et je ne l’ai pas entendue dire “Jeu, set et match…”
Vous avez mentionné à l’antenne d’ESPN qu’il ne fallait pas mettre trop de vitesse sur le revers de Shelton…
Ce n’est pas une question de vitesse. C’est sur la hauteur et la profondeur que je me concentre. J’ai l’impression que lorsqu’on joue vite mais à plat, il contrôle beaucoup mieux son revers que lorsqu’on joue haut. Il peut générer beaucoup de puissance, et jouer son coup droit n’est vraiment pas une bonne idée…
Ben Shelton a dit de vous que vous étiez le joueur qui travaillait le plus dur sur le circuit. Avez-vous l’impression que c’est le cas ?
Je pense que je suis parmi les tout premiers, c’est sûr. Je ne pense pas être le plus doué. Je ne pense pas avoir un don du ciel comme d’autres joueurs. Je pense que l’essentiel de mon tennis vient du travail acharné, de nombreuses heures passées sur le court, à la salle de sport et sur la piste d’athlétisme. C’est comme ça que je joue au tennis.
Pensez-vous être le meilleur joueur de tennis au monde à l’heure actuelle ?
Il faut tout prendre en considération. Avec la blessure de Jannik Sinner et Carlos Alcaraz qui revient de blessure après quatre mois, à l’instant présent, probablement oui. Si les deux sont en bonne santé et au sommet de leur art, peut-être pas. Il y a quatre ou cinq mois, quand tous les deux étaient en forme, ce n’était pas le cas. Je perdais tout le temps contre Jannik. Donc si tout le monde est en bonne santé, je pense que Jannik conserve une longueur d’avance.
Rédaction
Photo USTA








