Elena Rybakina : «J’ai toujours cru en ma capacité à revenir au niveau»

Elena Rybakina : «J’ai toujours cru en ma capacité à revenir au niveau»

31 janvier 2026 Non Par SoTennis

Menée 3-0 dans le troisième set, Elena Rybakina a renversé la situation pour remporter samedi l’Open d’Australie, son deuxième titre du Grand Chelem. La Kazakhstanaise a battu en trois sets (6-4, 4-6, 6-4) la n°1 mondiale Aryna Sabalenka.

 On a longtemps cru que le scénario allait être le même qu’en 2023. Qu’est-ce qui a fait la différence, cette fois ?  

La dernière fois, je n’étais pas si loin, mais Aryna a fait un match extraordinaire. Je me rappelle qu’elle avait vraiment haussé son niveau, elle avait tenté de nombreux coups. Elle avait très bien servi, aussi, en prenant pas mal de risques en seconde balle. Elle la frappait presque aussi fort que la première. Cette fois, je savais que si j’avais la chance de mener, je devrais aussi prendre des risques et y aller à fond. Je savais que je ne devais pas juste attendre qu’elle fasse la faute ou me laisser entraîner dans de longs échanges. C’est super, incroyable de pouvoir soulever ce trophée cette fois.

Vous montrez un niveau de jeu très élevé depuis quelques mois. Y a-t-il de quoi se sentir invincible ?  

Pas vraiment. Et puis, je n’ai joué qu’à Brisbane, où j’ai perdu. J’ai l’impression que je me suis améliorée ces deux dernières semaines, c’est plutôt bien. Après, chaque match est différent. Mais je suis très fière du travail accompli avec mon équipe et d’avoir pu arriver dans la meilleure forme sur ce Grand Chelem.

Dans ce tournoi, vous avez battu Aryna Sabalenka, mais également Iga Swiatek, soit les deux joueuses qui dominent le circuit depuis quelques années. Est-ce une satisfaction supplémentaire ?

Ce sont effectivement des adversaires redoutables, qui ont eu des résultats fantastiques et qui assurent une présence stable dans les hauteurs du classement. Je suis heureuse d’être revenue à leur niveau et j’espère que je vais y rester tout au long de la saison. J’ai eu des matches difficiles ici. Là, je suis heureuse d’avoir su saisir les opportunités pour gagner.

Pour en revenir à votre niveau actuel, avez-vous changé quelque chose dans votre régime, dans vos routines d’entraînement ?

Tout est question d’adaptation par rapport à comment je me sens, parce que gérer ce calendrier est compliqué. Il faut savoir prendre soin de son corps, il y a toujours une petite blessure qui pointe le bout de son nez, donc il faut toujours avoir une communication claire avec son équipe. On peut avoir un plan établi, mais on se réveille et on sent que ce ne sera pas possible, donc on s’adapte.

Il faut remonter quatre ans en arrière pour voir votre premier titre du Grand Chelem, à Wimbledon. Avez-vous douté de pouvoir en remporter un deuxième ?  

J’ai toujours cru en ma capacité à revenir au niveau qui m’avait permis de remporter Wimbledon. Il y a eu des hauts et des bas, évidemment. Comme tout le monde, je pense, je me suis parfois dit que je ne jouerais plus jamais une finale de Grand Chelem. Mais nous avons travaillé dur et mon équipe est restée très positive, toujours au soutien. Quand je n’étais pas très positive, ils étaient là pour me remonter le moral. Après, quand vous recommencez à battre de grandes joueuses, vous reprenez confiance.

Remporter l’Open d’Australie, un deuxième titre du Grand Chelem, est-ce vraiment différent de la première fois à Wimbledon ?  

Oui, parce que, comme vous l’avez dit, Wimbledon, c’était la première fois. La première fois que j’allais si loin dans un tournoi de ce statut et le premier que je remportais. Pendant les demies, et même les quarts, je ne dormais pas bien. Pendant la finale, vous n’imaginez pas tout ce qui m’est passé par la tête. C’était quand même pas mal stressant. Maintenant, j’ai plus d’expérience sur le circuit. Les émotions se ressemblent un peu plus. On veut toujours gagner, mais c’est différent. Ici, j’ai très bien dormi, ce qui est une bonne chose. Comme me le dit souvent mon coach, si je perds, j’aurai une chance de gagner dès la semaine suivante. Et il y a encore d’autres tournois du Grand Chelem à jouer dans la saison. Cette fois, j’étais plus concentrée que stressée.

Propos recueillis par E-A
Photo Tennis Australia