Moïse Kouame : «Beaucoup d’éléments m’ont permis de me relâcher»

Moïse Kouame : «Beaucoup d’éléments m’ont permis de me relâcher»

26 mai 2026 Non Par SoTennis

À 17 ans, Moïse Kouame, wild-card a franchi le premier tour de Roland-Garros mardi, en battant en trois sets Marin Cilic (7-6 [4], 6-2, 6-1), sur le court Simonne-Mathieu.

Que ressentez-vous après cette victoire, votre première en Grand Chelem, à 17 ans ?

C’est un bel accomplissement. Je suis très content du niveau que j’ai produit aujourd’hui (mardi). J’ai envie de plus, bien sûr. Tout l’entraînement a payé. Le plus important est devant moi. Je suis concentré sur le fait de récupérer et d’être aussi prêt que possible au prochain tour.

À quel point le soutien du public du court Simonne-Mathieu vous a-t-il porté ?

Le public m’a donné beaucoup d’énergie positive dans les moments difficiles, dans les moments de stress. Avoir le public avec moi aide beaucoup. Ils m’ont aidé à réussir les breaks et à gagner les sets. Je leur en suis très reconnaissant.

Vous n’avez pas semblé tendu sur le court. À quoi l’attribuez-vous ?

À l’entraînement. Je savais que j’avais passé des heures et des heures à l’entraînement. La tactique était claire en démarrant le match. Si je perds, OK, on continue avec les tournois suivants. Affronter un ancien vainqueur de Grand Chelem m’a peut-être aussi détendu. Je savais que ce serait un gros match. Je savais aussi que j’avais toute l’équipe derrière moi, à mon soutien, et également le public. Beaucoup d’éléments m’ont permis de me relâcher.

Comment vous sentiez-vous avant le match ?

Du point de vue tennistique, j’étais assez serein, je savais que j’étais prêt, je sentais bien mon service, mon coup droit, mon revers. Je me sentais bien physiquement et mentalement. Perdre ce match n’était pas un facteur qui me stressait vraiment. Je voulais juste rentrer sur le court et m’amuser. Au final, c’est ce que j’ai réussi à faire. Bien sûr, la victoire est venue avec tout ça, c’est encore mieux. Mais si la victoire n’avait pas été là aujourd’hui, je me serais amusé au moins ! Et je pense que d’une manière, c’est ça le plus important.

Il y a quelques années, Kylian Mbappé disait : « On m’parle pas d’âge », pour expliquer qu’il ne voulait pas qu’on oppose sa jeunesse à son ambition. Partagez-vous son état d’esprit ?

Bien sûr ! J’ai 17 ans et j’ai gagné un match en Grand Chelem. Finalement, je ne pense pas que mon adversaire aujourd’hui, en me jouant, se disait : “Il a 17 ans !” Non, il essayait de faire le coup pour m’embêter le plus possible, et c’est pareil pour moi. Quand je jouais, je me foutais un peu de son âge ! Je voulais juste lui donner la balle la plus compliquée à remettre. Dans le sport, il y a beaucoup ce facteur d’âge, mais pour ma part, j’essaie d’être le plus concentré possible pour ne pas y penser. Parce qu’au final, ça ne sert à rien. Quand on est sur le terrain, on est sur le terrain, on ne pense plus à quel âge on a, à ce qu’on va manger. On pense juste à ce qu’il faut faire pour gagner.

Propos recueillis par E-A à Roland-Garros