Jannik Sinner : «Ça compte beaucoup pour moi»
30 mars 2026Jannik Sinner a remporté le Masters 1000 de Miami et réalise le « Sunshine Double », une première sur le circuit ATP depuis 2017. Dimanche, en finale, l’Italien a battu Jiri Lehecka en deux sets (6-4, 6-4).
Avec ce succès, vous devenez le huitième homme à compléter le « Sunshine Double ». Qu’est-ce que cela représente pour vous ?
C’est un moment très spécial. Performer à nouveau de très bonne manière après Indian Wells, ça compte beaucoup pour moi. Les finales sont toujours très différentes et difficiles à jouer. Les conditions aujourd’hui étaient très particulières, très lourdes. Nous avons tous les deux eu un peu de mal au début, et il y avait aussi du vent par moments. Ce n’était pas facile mais je suis très heureux.
Comment avez-vous géré l’interruption d’une heure et demie due à la pluie ? Qu’avez-vous fait pendant cette interruption ?
J’ai simplement écouté de la musique, j’ai essayé de plaisanter avec mon équipe un peu aussi, parce qu’il y avait un peu de tension. Je suis content de la façon dont j’ai géré ça. J’avais l’impression d’être dans une bonne dynamique avant la pluie. Je frappais la balle un peu plus proprement. J’ai essayé de me concentrer surtout sur mes jeux de service. J’ai eu quelques occasions au début quand nous avons repris, mais je n’ai pas su les saisir. À la fin, j’ai trouvé un moyen de lui prendre son service, puis j’ai très bien conclu sur le mien.
Vous êtes désormais sur une série de trois titres de suite en Masters 1000 sans perdre le moindre set. De quel aspect de votre jeu êtes-vous le plus satisfait ?
Je dirais le service. J’ai l’impression d’avoir très bien servi, surtout cette semaine. Et quand on commence à être un peu fatigué physiquement, gagner des points gratuits grâce au service aide énormément. Donc cet aspect, clairement. J’ai l’impression d’avoir mieux servi ici qu’à Indian Wells. Mais oui, nous avons beaucoup travaillé pour en arriver là. Et maintenant, sur terre battue, il faudra utiliser le service d’une manière différente. On ne peut pas servir uniquement à plat. On verra comment ça fonctionne.
Quel accomplissement est le plus difficile : gagner un Grand Chelem ou compléter le « Sunshine Double » ?
C’est difficile à dire. Je ne veux pas vraiment comparer. Les deux sont très difficiles. Mais les Grands Chelems sont un peu différents. C’est en trois sets gagnants et sur deux semaines complètes. Beaucoup de choses peuvent changer d’un jour à l’autre. On peut se réveiller sans se sentir bien, et le corps peut ne pas répondre comme on veut. Mais ici aussi, physiquement c’est dur, parce que quand on va loin à Indian Wells, on arrive ici un peu fatigué. Mais la motivation est très élevée, parce qu’on vient avec beaucoup de confiance. Mais je ne veux pas comparer.
Propos recueillis par E-A
Photo Miami Open








