Carlos Alcaraz : «C’est dans les finales que vous devez montrer votre meilleur tennis»
21 février 2026Carlos Alcaraz a remporté le tournoi ATP 500 de Doha. Samedi, en finale, le n°1 mondial a dominé en 50 minutes Arthur Fils en deux sets (6-2, 6-1) .
Vous avez disputé le match parfait. Comment expliquez-vous cette différence ? Arthur Fils disait qu’il y avait encore un grand écart entre lui et le niveau que vous pouvez atteindre
J’ai vraiment joué de façon exceptionnelle. J’étais vraiment concentré sur mon niveau. Dès le début du match, j’étais concentré sur le fait de jouer à très haut niveau. Pour moi, c’est dans les finales que vous devez montrer votre meilleur tennis. Arthur a commencé le match en faisant beaucoup de fautes, ça m’a mis en confiance pour jouer plus relax, pour rester calme. Il m’a laissé dominer les échanges, j’étais toujours en bonne position. J’ai été très solide. Agressif quand je le pouvais, défensif quand je le devais et je pense que c’est le mélange des deux qui a produit un si bon tennis. Mais Arthur n’a repris le jeu que depuis quatre mois, je pense. Il a joué deux tournois et il arrive en finale ici en battant des gars solides. Je suis certain qu’il va retrouver le niveau pour être parmi les meilleurs.
Une finale d’ATP 500 en 50 minutes, c’est du jamais vu. Vous ne perdez que trois jeux, six points sur votre service. Avez-vous le sentiment d’avoir joué votre meilleur tennis ?
J’ai déjà joué à un très haut niveau, à un niveau exceptionnel. Mais chaque match est différent. Encore une fois, je pense qu’Arthur n’est pas loin de retrouver son vrai niveau, mais il a fait beaucoup de fautes. Moi, j’ai su être agressif sans faire de fautes. J’ai bien servi, bien retourné. C’était une finale et il faut y être à 100 %. Je suis fier de ma performance et je la mets dans mon top 10, ou top 15, en termes de niveau de jeu.
Vous avez 22 ans et déjà sept Grands Chelems, vous êtes invaincu cette saison. Est-ce que cela correspond à votre vision du succès ?
Pour moi, le succès ce n’est pas seulement soulever les trophées. C’est une question de savoir comment vous vous sentez, comment vous vous voyez. Je suis fier de ce que je fais et je connais beaucoup de succès car j’apprends de chaque match, que ce soit sur ou en dehors du court. J’apprends à chaque instant, de tout ce qui m’arrive dans la vie. J’étais déjà n°1 en 2022, mais je ne suis plus du tout le même. J’essaie de grandir en tant que joueur, mais aussi en tant que personne, d’être plus mûr. Je fais en sorte d’aimer ce que je vois quand je me regarde. Je pense que c’est ça le vrai succès et c’est pour ça que je suis très fier de ce que je fais sur le court et que je fais en sorte de toujours prendre du plaisir. Je pense que c’est ce qui définit le succès de ma carrière.
On parle souvent des aspects négatifs de la vie d’un joueur de tennis professionnel. Mais peut-on aussi se concentrer sur les aspects positifs ? Est-ce la gloire, l’argent ? Le bonheur de faire quotidiennement ce qu’on aime ?
C’est un peu un mélange de tout ça, soyons honnêtes. Bien sûr, il y a l’amour du tennis. Mais, ne prenons pas de détours, c’est mon métier et je suis payé pour jouer, pour disputer des tournois. Mais il n’y a pas de meilleur sentiment que de faire ce que vous aimez. C’est ce que je ressens. L’argent et la célébrité découlent de ça. Mais le plus important, pour moi, c’est que je vis une vie que j’adore.
Photo ExxonMobil Open







