Carlos Alcaraz : «J’ai eu beaucoup d’opportunités dans le match que je n’ai pas saisies»
12 avril 2026Carlos Alcaraz s’est incliné face à Jannik Sinner ce dimanche en finale du Masters 1000 de Monte-Carlo (7-6 (5), 6-3). En conférence de presse, l’Espagnol a regretté notamment d’avoir mal géré les points importants du match, mais reste concentré sur la suite de la saison sur terre battue.
Lors de cette finale, Qu’est-ce qui a fait la différence ?
Dans les moments importants, je n’ai pas bien joué. Je pense que j’ai eu beaucoup d’opportunités dans le match que je n’ai pas saisies. Beaucoup de jeux, de points, beaucoup de 15-30, 0-30. Dans le tie-break du premier set, je n’ai pas bien joué, et je pense que lui a simplement joué un tennis incroyable quand c’était important. C’était la clé aujourd’hui. Globalement, je pense qu’il a gagné le match du fond du court. Il a simplement beaucoup mieux joué. Surtout en revers. Je pense que, surtout dans le premier set, on a beaucoup joué en revers contre revers, et j’ai eu le sentiment qu’il était plus souvent en position d’attaquer que moi, et qu’il jouait mieux les coups de ce côté-là. Donc je pense qu’il a simplement mieux frappé la balle et, oui, je dirais qu’il a gagné du fond du court.
Les conditions très venteuses vous ont-elles particulièrement gênées ?
Les conditions étaient vraiment difficiles parce que je me considère comme quelqu’un qui joue très bien quand il y a beaucoup de vent. Le vent aujourd’hui était un peu particulier parce qu’il ne soufflait pas dans une seule direction. Il tournait, comme si sur un point tu jouais avec le vent en ta faveur, puis au point suivant c’était totalement l’inverse. Donc c’était compliqué de comprendre d’où venait le vent. Mais je dirais que nous avons joué un très bon tennis compte tenu des conditions. Et lui aussi joue très bien quand il y a du vent. Je pense qu’il a simplement joué à un meilleur niveau dans les moments importants avec ces conditions. Bien sûr que ça m’a gêné. Je pense que ça a aussi gêné Jannik mais je pense qu’il a simplement beaucoup mieux joué.
C’est le premier titre en Masters 1000 sur terre battue pour Jannik Sinner. Son niveau vous a-t-il étonné et considérez-vous qu’il vous envoie un message pour la suite de la saison sur terre battue ?
Je ne suis pas du tout surpris. On a déjà vu le niveau de Jannik sur terre battue et il s’est beaucoup amélioré. Je pense qu’il atteint un niveau sur terre battue qui va être très dangereux pour tout le monde. Je ne suis pas surpris du tout, parce qu’on a vu l’année dernière à Roland-Garros le niveau auquel il jouait. Il a le niveau sur terre pour gagner chaque tournoi qu’il joue sur cette surface, et sur toutes les surfaces, bien sûr. Mais il comprend très bien le jeu sur terre battue.
Où en êtes-vous physiquement et comptez-vous participer à tous les tournois avant Roland-Garros (l’ATP 500 de Barcelone et les Masters 1000 de Madrid et Rome) ?
Je ne sais pas encore. L’objectif principal est de jouer toute la saison sur terre. On verra comment ça se passe. C’était aussi l’objectif l’année dernière, mais malheureusement je n’ai pas pu à cause d’une blessure. Donc on touche du bois et on espère que rien n’arrivera à mon corps. J’écoute beaucoup mieux mon corps que l’année dernière, c’est sûr. Si je dois en sauter un, je sauterai un tournoi. Si mon corps reste en bonne santé, je ferai tout pour le préserver et en prendre soin. Si je n’ai aucun problème, je jouerai tous les tournois sur terre. On verra dans les prochaines semaines. Je ne sais pas comment ça va se passer, si je vais gagner des matches, perdre tôt, si les matches seront très exigeants physiquement ou non. Mais ce que je peux dire maintenant, c’est que j’écouterai mon corps bien mieux cette année que l’année dernière, c’est sûr.
Rédaction
Photo Rolex Monte-Carlo Masters







