Joa Fonseca: «Je me suis bien défendu»

Joa Fonseca: «Je me suis bien défendu»

24 mai 2026 Non Par SoTennis

Joa Fonseca s’est qualifié pour le deuxième tour du tournoi de Roland-Garros. Dimanche, le Brésilien, tête de série n°28 a battu le Français Luka Pavlovic, issu des qualifications en trois sets (7-6, 6-4, 6-2)

Joao, Luka vous a beaucoup poussé, dans le premier set notamment. Que diriez-vous de votre patience pendant un match comme ça ?

Son service est très bon. Il fait beaucoup d’amorties, de volées. Il aime beaucoup prendre les balles sur son revers. C’est difficile un peu de ressentir les balles. Au début, on est un peu nerveux, c’est difficile. Mais mentalement, je suis resté dans le jeu, notamment sur mon service, j’avais un break rapidement, mais je suis resté positif. Un break contre moi, mais j’ai joué au mieux, et je l’ai débreaké. On est passé après au jeu décisif. J’ai eu quelques balles de set, quand il servait 5/6. Il a bien joué. Et puis, il a eu un point de set dans le tie-break aussi. Ça, c’était vraiment le tournant, cette manche-là, pour le match. Après l’avoir gagné, je pense que là, du côté énergie, il a baissé un peu. Moi, je me sentais mieux, c’est-à-dire je me sentais bien sur le court, j’arrivais à sortir mes coups un peu mieux, et donc, je suis plutôt content de la façon dont le match a tourné.

Vous vous êtes retiré du tournoi de Hambourg, parce que vous avez eu des difficultés avec votre poignet. Est-ce important pour vous de travailler sur la prévention des blessures, parce que c’est sans doute un élément clé pour durer ?

Il y aura des blessures à un moment ou un autre ! Je ne connais aucun joueur qui n’ait pas eu de blessure. Même lorsqu’ils jouent, ils ressentent quelque chose parfois pendant le match, c’est normal, il faut gérer ça, chaque athlète passe par ce moment-là. Mais mon équipe et moi, on y travaille beaucoup, comme tous les autres joueurs d’ailleurs, je pense. Personne n’a envie de sentir la douleur. Personne n’a envie d’être hors les courts et ne plus jouer. Et donc on essaie de faire attention à notre corps, c’est vrai. C’est notre priorité. Moi, en tout cas, c’était une décision de mon équipe de ne pas jouer à Hambourg, pour être à 100 %. Et lorsque je suis arrivé ici, j’étais content parce que justement, je ne sentais plus du tout de douleur. J’étais en pleine santé pour jouer. Il y a quelques jours de cela, on a pris la décision de si j’allais jouer ou pas. Je suis vraiment très, très content en fait, parce que je suis en pleine forme. Je me sens bien. C’est vrai, on y pense à chaque fois, et on essaie toujours de gérer sa santé physique, même quand on ne sent rien. On essaie de s’entraîner un petit peu tous les jours là-dessus, c’est vraiment ce sur quoi nous nous concentrons.

Joao, on parlait de votre patience, de rester patient pendant le match. Sur terre battue il faut passer plus de temps pour gagner le point…

J’aime cette surface, la terre battue, parce que le jeu, c’est vraiment justement la patience en premier, parce que l’adversaire va renvoyer beaucoup plus les balles. C’est plus simple de les renvoyer. On peut mettre de l’effet. On peut aller plus en arrière, derrière la ligne de fond, renvoyer les balles. Ce n’est pas comme du dur où, là, il y a par exemple un très bon coup qu’on décoche, et puis voilà, cela plie le point. Non, il faut être plus patient et j’aime cette surface, parce que je pense que cela correspond à mon jeu. Et comme je l’ai déjà dit, je ne me suis pas senti toujours au meilleur de ma forme pendant le match, mais en tout cas je me suis bien défendu. Il a commencé le match avec un certain niveau, et moi, j’ai monté mon niveau en fin de match. Ça, c’est positif.

Ce court Simonne-Mathieu est particulier, il est entouré de quatre serres. Avez-vous vu ces serres ?

Non, franchement, je sais qu’il y en a quatre ! Mais le court en tout cas, est très beau. Lorsqu’on arrive sur le court, on voit qu’il y a du vert un peu partout. Mais le court est superbe. Est-ce que c’était il y a 10 ans, 8 ans… Je ne sais plus… (ndlr : inauguration sportive lors de l’édition 2019). Il y a beaucoup de temps. C’est un très bon court. Je me sens très bien sur ce court, l’ambiance est très bonne. C’est un grand court. Et donc, content de jouer le premier match sur ce court là.

Vous travaillez votre golf. Pouvez-vous comparer votre golf à votre tennis ?

Non, c’est épouvantable, c’est affreux. Je ne crois même pas avoir d’handicap maintenant ! C’est vrai, parfois je joue au golf, quand on va sur un parcours de golf, c’est tout autre chose. On a du temps, on a du temps alors que le tennis, on n’a pas de temps. Généralement, je vais au simulateur de tournois. J’en ai trouvé à Rome, à Madrid, j’ai pu jouer un peu au golf, cela me détend. Les entraîneurs n’aiment pas trop ça, mais moi j’y vais, avec ma mère parfois. Je me sens vraiment bien, mes résultats sont très mauvais en tout cas.

Propos recueillis par E-A à Roland-Garros