Marta Kostyuk: «J’ai pourtant fait de mon mieux»
9 juillet 2026Marta Kostyuk s’est inclinée en demi-finales de Wimbledon. Jeudi, sur le centre court, l’Ukrainienne, demi-finaliste à Roland-Garros, a buté face à la Tchèque Linda Noskova (6-4, 6-4).
C’est encore à chaud, mais arrivez-vous à voir le positif ?
À 100 %, oui. Comme je l’ai déjà dit après le troisième tour, je me sens privilégiée d’être ici et rien n’a changé aujourd’hui (jeudi). Je suis contente de mon tournoi. Si quelqu’un m’avait dit il y a deux semaines que je serais en demi-finales, j’aurais signé sans hésiter. Tout va bien, vraiment.
C’est une deuxième défaite en demi-finales de Grand Chelem en un mois. En quoi celle-ci est différente de celle de Roland-Garros ?
Je ne pense pas qu’on puisse les comparer. Cette fois, j’ai l’impression d’avoir vraiment disputé le match, ce qui n’était pas forcément le cas à Paris. Et bravo à Linda qui a très bien servi. Son service, c’était dingue. Sandra (ndlr : Zaniewska, sa coach) m’avait montrée ce qui pouvait coincer dans son service. Mais elle a eu une qualité d’engagement de 9,5. On ne peut pas faire mieux. Je sais que je suis une bonne retourneuse, mais je ne pouvais pas faire grand-chose aujourd’hui. Je n’ai eu aucune opportunité. Ça arrive. C’est juste dommage que ça arrive en demi-finales. Il n’y avait rien à faire. J’ai pourtant fait de mon mieux. Maintenant, j’avance et j’attends avec impatience la tournée américaine.
Vous évoquez des sentiments positifs, pouvez-vous les préciser ?
En ce moment, je suis très satisfaite de la liberté que je me suis donnée de tenter des choses différentes sur le court, de juste jouer au tennis. Après, le gazon n’était pas ma meilleure surface, et ce n’est toujours pas le cas. Mais je suis aussi heureuse de la façon dont je gère la défaite. C’est une chose d’en parler, mais s’en est une autre de faire avec. Là, je me tiens face à vous et j’ai l’impression d’avoir gagné. C’est tout ce qui compte.
Le match était serré, mais vous avez craqué à chaque fin de set. Est-ce qu’elle a soudain élevé son niveau ? Est-ce que vous étiez sous pression ?
Bonne question… Je pense que j’étais sous pression durant tout le match, parce qu’elle a commencé à servir dans les deux sets. J’étais toujours derrière au score, ce qui n’est jamais facile. Il y a d’autres facteurs, évidemment. Mais elle a surtout très bien joué. Moi, je n’ai pas super bien servi dans le match. C’est une combinaison de différentes choses.
Vous venez d’enchaîner deux demi-finales en Grand Chelem. D’après vous, qu’est-ce qui vous manque pour aller un peu plus loin ?
Un peu de chance, ce ne serait pas de trop. Je n’en ai eu dans aucune des demies. Blague à part, c’est un facteur important, parce qu’il faut que pas mal de choses s’alignent en votre faveur pour soulever le trophée. Faire un bon match, être à mon niveau actuel, ce n’est pas si facile, c’est certain. Après… Je ne sais pas. Ce furent deux matches très différents. Il n’y a pas vraiment un modèle à suivre dont j’aurais pu dévier. Il y a toujours quelque chose que l’on peut mieux faire. Le retour, le service, la concentration, ne pas se précipiter. Tout peut être amélioré. Je ne peux pas pointer du doigt un secteur qui a particulièrement failli. Et puis je n’ai pas encore débriefé avec Sandra. On verra demain, ou même quand je reprendrai l’entraînement. Mais quand même… Je jouais ma première demie en Grand Chelem il y a un mois, et là la deuxième. Ça laisse peu de temps pour concevoir un modèle. J’espère que d’autres opportunités se présenteront à moi. Mais je savoure ces deux demi-finales.
Est-ce devenu votre nouveau standard ?
Je vais essayer de ne pas penser comme ça, car on s’habitue vite aux choses agréables. Je veux chérir ces moments et apprécier combien nous sommes allés loin avec mon équipe. On ne sait pas de quoi demain sera fait. Je suis heureuse d’être là où je suis. Je vais avoir mon meilleur classement (ndlr :11e mondiale). Je reprendrai l’entraînement dans quelques jours. Retour au boulot.
Propos recueillis par E-A à Wimbledon








