Valentin Royer, au deuxième tour de Wimbledon
30 juin 2026Valentin Royer (75e mondial) s’est qualifié pour le deuxième tour de Wimbledon, où il affrontera soit Alexander Zverev ou Alexander Blockx. Mardi, le Français a battu le Britannique Harry Wendelken (202e), qui bénéficiait d’une wild-card, en quatre sets (4-6, 6-3, 6-3, 6-3).
«Je savais que ça allait être un bon joueur, que ça allait être un bon défi, un bon challenge sur ce premier tour, a-t-il analysé lors d’un point presse après la rencontre. C’est un Anglais à la maison. J’ai mis un peu de temps à me mettre dedans. Le premier set a été vraiment très moyen de ma part. Donner un break comme ça sur une double faute, avec beaucoup de fautes, franchement, dans l’échange, je tenais pas la balle. Dans le deuxième, il y avait du mieux. Je tenais beaucoup plus l’échange. Lui a un peu plus baissé physiquement aussi dans le début du troisième, ce qui m’a permis de me donner un peu un bol d’air frais. Parce que lui, il mettait une pression constante. Physiquement, il était là, et là, au troisième, il a baissé un peu le pavillon, donc ça m’a permis de prendre un bon bol d’air frais. Après le troisième, il est parti se changer, et il est revenu avec une grosse grinta, une grosse motivation et je le sentais dès le début du quatrième. Malgré ça, je me fais breaker, mais derrière, moi, ça m’a donné encore plus de grinta pour pouvoir débreaker de suite. Donc oui, je suis assez content et à la fin aussi soulagé d’avoir gagné ce match. Après Roland, je suis reparti en Challenger et sur le Challenger, j’ai ressenti une belle douleur sur mon ischio. J’étais dégoûté parce que je sortais d’un Roland, avec un bon niveau de jeu. Je voulais capitaliser sur ça et puis je n’ai pas pu, au final. J’étais quand même assez énervé. On a pris la décision de jouer vraiment la carte de la méfiance et de faire les choses bien et miser sur la carte de la patience pour pouvoir revenir sur gazon dans les meilleures conditions possibles.
Je me régale pour les débuts de la Coupe du Monde. On vit des émotions de ouf de pouvoir voir jouer ces gars-là et surtout ce groupe qui a l’air de vivre très, très bien. Une petite pensée pour notre Didier National qui a perdu sa maman. Quand il y a la Coupe du Monde, quand il y a les Bleus qui jouent, on sent qu’on est vraiment tous unis par ça et on oublie un peu tous les problèmes à côté. Rien que le fait que Didier Deschamps ait perdu sa maman, j’ai l’impression que toute la France était en deuil. C’est d’ailleurs mon petit clin d’œil sur ma célébration à Ousmane Dembélé. Je ne m’accapare à aucune célébration. Dembélé, c’est un mec que j’ai vu au Barça parce que je suis aussi un fan du Barça. On se moquait de lui au début. Il était maigre, il était machin. Maintenant il est ballon d’or. Avec la Ligue des Champions deux fois d’affilée. On se moque un peu moins de lui. »
Propos recueillis par E-A à Wimbledon








